IronMan Klagenfurt 2017 – Déjà 3 mois …

A presque 5 mois de l’IronMan de Klagenfurt (2 Juillet 2017), cela fait déjà 3 mois que j’ai repris le chemin de l’entrainement. L’occasion de faire un premier bilan de cette période qui a vu pas mal de changement dans ma pratique sportive.

Commençons par un rapide retour en arrière … 

  • Juin 2016 : avec Catherine, on s’inscrit à l’IronMan Austria (Klagenfurt) 2017, objectif principal de cette année, avec l’endurance trail des templiers (100k)
  • 10 Juillet 2016 : nous terminons l’IronMan de Vitoria Gasteiz. Après avoir bouclé celui-ci en 10h34 pour un objectif à 10h30 (oui, je sais j’aurai pu faire un effort !), j’ai dans la tête un objectif de Sub 10 (moins de 10h) pour 2017 🙂

 

8 Septembre 2016 : la tuile … Je me fait shooter en allant au taf en vélo 🙁 Dans mon malheur, je m’en sors sans trop de mal (3 fractures au visage, quelques points de suture et surtout des douleurs liées aux contractures au dos qui dureront des semaines …), mais ma participation à mes courses de fin de saison est compromise (NatureMan, grand trail des templiers à Millau), et je ferai le supporter de luxe pour ma petite femme qui assure comme tout 🙂 S’ensuivront 2 mois quasiment sans pratique sportive  …

Mais reste dans ma tête cette idée de Sub10 …

Premier changement

Après Vitoria, j’ai réalisé que (principalement en course à pied), je m’entraînais trop en « zone grise »  ce qui ne m’apportait que peu ou pas de bénéfices. J’y avais bien songé en cours de saison mais difficile de se raisonner et changer sa pratique. Du coup, décision de passer sur un mode beaucoup plus polarisé en course à pied, ce que j’appliquai déjà en vélo sans le savoir, du monsieur Jourdain en fait !

Second changement

Quitter (ou presque Strava). Un peu ridicule de donner des kudos ou d’en recevoir sans autre échange. Quelques personnes (elles se reconnaîtront 😉 ) jouent le jeu du réseau « social » mais sont trop peu nombreuses pour combler la vacuité du comportement du restant. Une trop grande partie des personnes ne font « qu’épier » ce que font les autres, critiquent gratuitement, ou jalousent. Mais pas d’encouragements ou d’échanges 🙁 Bref, Strava est mort, vive Strava !

Je reste sur le réseau car je continue de m’en servir comme avant, principalement pour mesurer mes progrès dans le temps grâce aux segments . Cela me donne une sorte de suivi longitudinal et des repères qui me sont propres. Les KOM de toute manière ne veulent plus dire grand chose en VTT comme en route, entre les individus qui roulent derrière un scooter ou une voiture, ceux qui sont en mobylette vélo à assistance électrique, et ceux qui trichent en modifiant leurs données 🙁 Dommage car il y aurait beaucoup à faire autour de Strava, et j’aurai peut-être l’occasion d’y revenir dans un autre article.

Troisième changement

Le plus important, je décide de me faire accompagner par un entraîneur. J’ai hésité longtemps avant de prendre la décision, mais cela faisait un moment que ça me trottait dans la tête. Ceux qui me connaisse savent mon besoin de comprendre les choses et ma curiosité intellectuelle. Ça et l’envie de démontrer aux « grincheux » que tu peux y arriver seul. Du coup j’ai passé pas mal de temps à potasser, en livres ou sur Internet ou l’on trouve de très bonnes ressources. Ce qui m’a quand même donner une bonne compréhension de la physiologie et des principes d’entrainement dans les grandes lignes, et nous ont permis (à moi et Catherine) de boucler avec succès nos 2 premiers IronMan sans aide extérieure. Mais après Vitoria, et surtout à la fin de l’été je restais sur ma faim. Si j’avais progressé significativement en vélo entre 2015 et 2016 ce qui m’a permis de boucler mon vélo en 5h, j’ai pu voir pendant l’été que j’avais encore de la marge de progression. En course à pied, j’avais par contre l’impression de stagner et je n’arrivais pas à maintenir un niveau de performance dans le temps, ni à progresser. Bref, il était temps de changer ma façon de faire, pour éviter de répéter les mêmes erreurs, et d’arriver toujours au même résultat. Du coup j’avais commencé à suivre sur Facebook ou Strava les personnes les plus actives et que j’étais susceptible de contacter, histoire de me faire une petite idée.

Une chose était certaine pour moi, la personne en question devait à minima avoir fait ou faire des courses de format IronMan. J’ai eu l’occasion de voir sur les courses IronMan que j’ai faite, des personnes qui étaient « coachées » et qui étaient sans aucun doute prêtes physiquement (et encore) … mais certainement pas prêtes coté gestion de course, ce qui s’est traduit par une contre-performance ou un abandon …

Entre le triathlon et le plaisir du trail, j’en suis venu à prendre contact avec Patrick Bringer alias Kinou. Après un entretien téléphonique, il accepte ma demande et c’est Guillaume Jeannin alias getdom qui se verra chargé de me remettre en forme et acceptera la lourde tâche d’essayer de me faire passer sous la barre des 10h en Autriche 🙂

J’avais déjà pu croiser Guillaume au Natureman les années précédents, et ce sera lors du Natureman 2016 que l’on se rencontrera autour d’une bière histoire de faire plus ample connaissance 😉

Alors la question à 100 balles, 3 mois plus tard, quel bilan ?

Primo, rejoindre 2EP,

la structure de Patrick au sein de laquelle officie Guillaume, c’est aussi rejoindre une communauté avec un état d’esprit particulier, tourné vers le plaisir et le partage dans l’effort. Ce qui est clair, c’est qu’il faut être motivé pour rejoindre une telle structure, mais je pense que les résultats sont à la hauteur de l’engagement et de la rigueur. Avec Guillaume, après 2/3 semaines à se caler, on a rapidement trouvé nos marques. Perso je suis plutôt « taiseux » et je n’ai pas besoin de beaucoup d’explications. Du coup je passe à Guillaume mes dispos suffisamment à l’avance (congés, déplacements, télétravail), ce qui lui permet de me préparer la planification d’un cycle de 2/3 semaines et me la passer pour que je gère mon planning pro/perso. J’essaie de faire en sorte aussi de pouvoir partager un maximum de séances avec Catherine, comme les sorties longues en forêt, les sorties vélo souples, ou la natation le week-end, voire l’accompagner en VTT pendant ses sorties course à pied 😉

Un retour hebdo formel de ma part sur la semaine passée, et un échange par téléphone ou SMS si nécessaire. Jusque là j’ai eu la chance de pouvoir passer les séances sans fatigue ni problème, donc jamais eu besoin de revenir sur le programme pour l’ajuster 🙂 Xing fingers !

Secundo, coté sportif

pour bien appréhender la situation et mes progrès sur ces trois derniers mois, il faut se rappeler qu’à début Novembre au moment d’entamer la collaboration avec Guillaume, je sortais de 2 mois sans activité 🙁 C’est rien de dire que si l’envie était là, la reprise fut très, très, très laborieuse, surtout en natation et en course à pied.

Après avoir tenté pendant le NatureMan (que je ne pouvais pas faire) de boucler le circuit vélo assez fort et être resté planté dans l’enfer du Sud, j’ai compris que je (re)partais du sable 🙁 De plus, comparé à mes semaines de l’an passé (8h par semaine de vélo en moyenne …), surprenant de reprendre avec 1 ou 2 séances par semaine maximum !

Néanmoins j’ai joué le jeu et dès le départ je n’ai jamais  douté de la pertinence de la programmation de Guillaume, ni des résultats. Avec le recul, je pense que c’est un point clef pour s’engager avec quelqu’un dans ce genre d’aventure : ne pas douter et avoir confiance ! J’ai donc suivi patiemment sa programmation qui tout au long de ces 3 mois s’est révélée très progressive et adaptée à ma situation.

CTL

C’est sûr qu’en course à pied ou en natation je n’allait pas faire le malin de toute manière 😉 Se sont donc écoulés 2 mois très progressifs et studieux durant lesquels j’ai coché toutes les séances (j’ai dû en sécher une ou deux en 3 mois grand maximum), suivi d’un premier cycle de 3 semaines plus intense qui s’est terminé fin Janvier par le Bike & Run de Saint-Michel sur Orge.

A aujourd’hui, je me retrouve à un meilleur niveau dans les 3 disciplines qu’à la même date en 2016 c’est certain, voire même mieux qu’au moment de l’Ironman Vitoria-Gasteiz sur certains aspects !

Natation

certainement la discipline où j’ai le plus perdu pendant mon arrêt. Difficile de s’entraîner en club avec les horaires et les transports. On a donc rapidement trouvé un modus operandi avec Guillaume pour nager 3 fois par semaine minimum : une séance libre plutôt souple et technique, et deux séances programmées le mercredi matin à 7h 🙁 et le week-end. Pas évident par moment de placer la séance de nat et les autres le week-end sur une journée, mais je reste persuadé du bien fondé de nager régulièrement avant de courir ou pédaler. De toute manière, c’est le principe du tri non ? Après 3 mois de ce régime, je suis revenu aujourd’hui à mon meilleur (mais très modeste, soyons réaliste) niveau de Septembre à Gerardmer où je réalise mon meilleur temps sur half (36′) … L’objectif est de continuer à bosser pour sortir de l’eau pas fatigué sur IM comme d’habitude mais aussi de progresser un chouille quand même. Le plaisir et l’envie sont là, le reste suivra !

Course à pied

mon gros point faible et là où il y avait le plus marge de progression à priori. Gros focus dès le début ce qui explique aussi le peu de volume en vélo en comparaison. Du coup après quelques semaines de reprise puis un test VMA d’asticot asthmatique (16,5 kmh …), gros travail de fond dont je commence à voir les résultats sur toutes les séances, jusqu’à me surprendre. Je ne suis pas devenu un coureur à pied du jour au lendemain et il y a encore du taff, mais je suis confiant sur la suite quand je vois les allures augmenter et la difficulté baisser. Coté volume cela augmente progressivement et moi qui tournait à 40 kilomètres en moyenne par semaine en 2016, j’atteins maintenant une soixantaine de kilomètres sans problèmes, allant même à doubler dimanche dernier avec une séance de vélo au milieu 🙂 RDV fin février sur le trail de Noisy sur école (21k / 200m D+), assez roulant où j’essaierai de concrétiser ça en passant sous les 1h30

Vélo

le plus surprenant à mon sens. Ma discipline préférée sans doute et où j’avais énormément progressé en 2015/2016. La surprise vient de l’approche de Guillaume qui m’a permis après mon accident de retrouver un niveau plus que correct pour un mois de Janvier, le tout sans la charge à laquelle je m’astreignais l’an passé. Beaucoup de VTT aussi avant Janvier (l’avantage aussi peut-être que Guillaume en vienne) ce qui me convenait très bien. Inutile d’aller se miner sur route ou sur home-trainer quand il fait un temps de m… Pour moi, le VTT c’est le fun, la nature, le plaisir d’être dehors. D’autant que coté cardio, le coeur ne fait pas la différence, donc autant en profiter et joindre le ludique à l’agréable 🙂 Au final un gros travail de fond en technique, force et endurance dont je vois maintenant les bénéfices au moment d’entamer un cycle studieux de PMA avec mon pote Gimenez … Coté chiffres, un test PMA à 350W début Janvier (soit au même niveau que Mars 2016), une technique en progression (cadence maximum à 194 RPM …), une puissance maximum qui frise les 1100W et une force en progression constante, bref que du bon 🙂

Ce qui donne en synthèse les chiffres suivants entre début Novembre et fin Janvier : un peu plus de 11h par semaine en moyenne dont 

  • 33h de natation
  • 51h de course à pied
  • 39h de vélo/home-trainer + 17h de VTT
  • 7h diverses et variées

 

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