Race report – Festival des templiers – Monna Lisa (29k 1400m D+)

Monna TrailDernière course de cette saison (mais peut-être pas de cette année) le week-end dernier lors du  festival des templiers, à Millau. Sur une idée de mon collègue Eric (qui lui participait au grand trail des templiers de … 72kms), nous nous étions inscrit Catherine et moi, respectivement sur la VO2 Trail (19k – 750m D+)  et la Monna Lisa (29k – 1400m D+).

Après un premier trail de 21k / 400m D+ à Mondeville en Septembre, cette course était non seulement mon premier trail de cette ampleur, mais aussi ma plus longue sortie en course à pied (+ de 3h). L’occasion de se jauger sur une distance et une durée plus longue que mes dernières courses à pied tout en se faisant plaisir.

Inscrit avec cette idée en tête, je suis arrivé au départ Samedi avec de gros doutes … Après m’être senti fatigué toute la semaine, je me demandai si j’avais eu une bonne idée de m’inscrire au départ, et si j’allais tenir la route sur une épreuve d’une difficulté équivalente ou supérieure à un marathon. D’autant que j’aurai préfèré une température plus fraiche que les 21° affichés par le thermomètre en cette fin Octobre (au final, 4L consommés durant la course, et presque 7L entre 12h et 19h !).

En l’absence de tout repère, je prends un départ tranquille en fin de course. Malgré l’allure modérée liée au départ simultané des 600 concurrents, les premiers kilomètres parcourus le long du Tarn ne sont pas fait pour me rassurer. En effet, je ne sais pas si c’est psychologique, le petit-déj ou la chaleur mais mon rythme cardiaque est au plafond à plus de 170 BPM  🙁

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Déjà le premier chemin, puis c’est rapidement la bosse des templiers qui arrive au 4e km, et la première grande montée de l’épreuve. Au fur et à mesure de l’ascension, les concurrents s’étirent sur le chemin, et surprise, au fil des minutes je me rend compte que mon rythme cardiaque diminue 🙂 Je commence à doubler pas mal de personnes, jusqu’à arriver sur le Causse à un rythme proche des 150 BPM et des bonnes sensations. Je commence à me dire que si je peux faire 90km de vélo puis un semi-marathon, il n’y a aucune raison que je ne puisse pas faire l’épreuve tranquillement, les ascensions devant être comparable à un effort vélo.

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Une fois arrivé sur le Causse, je pars aussitôt à une bonne allure, et je me retrouve seul en course pendant presque 3kms, sur une piste souple qui serpente entre les buis. Ce n’est qu’à la difficulté suivante (ravin du 9e km) que je retrouve un groupe dans la remontée sur le Causse. Retour sur celui-ci pour 8km de courses sur de larges chemins et des layons jusqu’à la descente sur le village du Monna par le ravin éponyme.

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Seconde réelle difficulté de l’épreuve, je comprend vite que la première ascension était une plaisanterie à coté de la descente technique et surtout de la montée qui s’en suit à flanc de falaise. Arrivé en haut, beaucoup de personnes arrêtées (crampes, hypo, …) d’autant que l’on atteint les 20kms et 2h30 de course. De mon coté, je commence à me dire que cela va le faire, vu que je repars tranquille à une bonne allure qui oscillera entre 10 et 12 km/h jusqu’à la redescente sur Millau et la dernière surprise pour le néophyte que je suis. Car à 2 kms de l’arrivée en étant encore sur le Causse, je commençai à me dire que le kilométrage n’était pas correct … C’est sans compter avec la fameuse « grotte du hibou » et sa descente de fou à flanc de falaise au milieu des arbustes.

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Retour sur les chemins pour 1 km de course rapide avec un sprint final et arrivée en 3h59 officiellement (3h57 au passage de la ligne de départ), et une (inespérée) 153e place sur 600 concurrents. Une leçon à retenir pour l’année prochaine : partir aux avant-postes plutôt qu’à l’arrière comme je l’ai fait cette année. En effet, il est très difficile de doubler les personnes devant, surtout groupées, lors des ascensions et des descentes, ce qui est dommage, car à chaque fois, j’allai plus vite dans les montées et j’étais pénalisé.

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Au final, la satisfaction d’avoir pu terminer une telle épreuve, surtout dans de super conditions physiques (aucune douleur aux genoux, ni aux jambes, bonne hydratation malgré la chaleur), et d’avoir pu courir une distance et surtout un temps le double de ce que j’avais fait jusqu’ici. De quoi se booster le mental en vue de Nice l’année prochaine, et presque avoir envie de faire un marathon juste pour voir. Je dis « presque » parce que j’ai adoré le format de la course avec ces difficultés, et que je pense que je m’emmerderai sur un marathon classique (en faire un à Nice sera déjà bien).

Rendez-vous est pris en 2014 pour le marathon des causses (40k et 1700 m D+) voire un peu plus long …

 

 

 

 

 

 

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