Race report – GFNY Ventoux 2016

Le 25 Juin, direction le sud de la France avec Catherine pour participer à la GFNY Ventoux (Gran Fondo New York). Je ne me rappelle plus trop ni pourquoi ni comment on s’est inscrit à la cyclo en 2015 (avec le frère à Catherine), mais celle-ci tombe à point à quelques semaines de notre IronMan pour tenir lieu de dernière sortie longue en vélo.

Et une belle sortie longue … avec pas moins de 130 kilomètres et 3600m de dénivelé positif (!) au programme, dont le redouté et redoutable mont Ventoux par Bédoin pour la fin. Arrivée mesurée en haut du mont Ventoux et retour à Vaison la Romaine par Malaucène.

GFNY Ventoux 127k

GFNY Ventoux 127k

Sacré programme en perspective, d’autant qu’avant d’arriver au Ventoux, on aura déjà eu un peu de dénivelé avec le col de l’homme mort entre autres.

Arrivés sur place la veille, nous en profitons pour découvrir la région et retirer les dossards. L’occasion de constater que l’organisation a l’air au top, ce qui se confirmera tout au long du week-end avec ce qui est sans doute la meilleure organisation que j’ai pu rencontré sur une course !

Retour au gite, puis petite ballade dans le pays, histoire de profiter du soleil, et de vérifier le matériel et les jambes, sans se laisser déconcentrer par les attraits locaux … on verra ça après la course 😉

Route touristique des Côtes du Rhône ... ou pas

Route touristique des Côtes du Rhône … ou pas

Pour la cyclo, j’ai décidé de prendre mon vélo de route (Canyon Ultimate CF SLX), pas trop de choix les CLM n’étant pas autorisés, avec mes roues ENVE SES 4.5. Légères, rigides et aéros, cela devrait pas trop mal rouler dans les portions roulantes et descendantes sans trop d’impact en montée.

Soirée pasta sur place, « petite » glace « Chez Léone » dans ce qui est sans doute l’un des meilleurs (si ce n’est le meilleur glacier) que je connaisse (jugez plutôt sur la photo !) avec Michel et Laure qui sont arrivées un peu plus tard, et il est temps d’aller se coucher. La journée de demain promet d’être magnifique vu le soleil … mais Ô combien chaude en haut du géant de Provence !

Chez Léone

Chez Léone

Samedi matin, 7h départ pour la ligne de … départ, située à Vaison la Romaine, où nous rejoignons Michel. Arrivés sur place, j’essaye de me glisser aux avant-postes pour ne pas être bloqué … mais je suis rattrapé par la patrouille pour faire une photo avant le départ, et du coup je me retrouve coincé derrière pas mal de monde :-/

Après quelques minutes d’attente, le « faux-départ » est donnée. On part tranquillement pour atteindre le départ officiel, situé à la sortie de Vaison la Romain et qui sera lancé. J’en profite pour commencer à grapiller quelques places pour pouvoir attraper un groupe en tête de course. Malheureusement on arrive au départ lancé et la course démarre sur les chapeaux de roue. Je continue pendant une quinzaine de minutes de grapiller des places avant d’accrocher ce qui semble être le deuxième groupe de la course, juste avant la côte de Bluyes. Je resterai dans ce groupe jusqu’au premier ravitaillement au pied du col de l’homme mort, en alternant la queue du peloton dans les côtes et sa tête sur le plat et les descentes. Avec mes capacités de rouleur et les roues ENVE, je me retrouve assez souvent en tête sur les portions roulantes. L’occasion pour mon baptême de cyclo de me rendre compte que sur un groupe d’une quarantaine de personnes, on doit compter sur les doigts d’une main ceux qui relaient 🙁 Dans ma candeur, j’essaye de décoller dans les descentes, mais je me fais reprendre inexorablement dès que ça remonte peu. Petite satisfaction quand même au passage des deux premiers ravitos, puisqu’il ‘n’y a des bidons que pour les 100 premiers à passer (les autres doivent s’arrêter remplir leurs bidons) et que je fais partie des privilégiés.

Arrivée au col de l’homme mort, première réelle difficulté du parcours. Je monte au train, en essayant de rester au contact des coureurs qui m’entourent, puis même d’en rattraper certains. J’en profite pour discuter un peu avec un coureur qui réalise des chroniques en direct sur France Inter … et qui monte vraiment facilement en plus 🙂 Au bout de 40′ d’ascension, arrive le meilleur moment de la cyclo : la redescente vers le Ventoux par les gorges de la Nesque, soit plus de 40k de descente non stop ! Redescente rapide, avant d’arriver sur Aurel. Je me retrouve avec un autre coureur à quelques encablures d’un groupe. On se concerte en quelques secondes pour décider de rentrer. Et c’est parti pour des relais rapides à deux pour rentrer sur le groupe qui nous précède. Au moment où l’on rentre dessus, coup de fusil et un pneu de mon camarade d’effort qui éclate 🙁 Je m’arrête voir si il a besoin d’aide, mais il me fait signe de continuer.

Pas de bol, je me retrouve seul du coup à l’entrée des gorges de la Nesque. J’attaque la descente tranquille en profitant du paysage (magnifique). Après quelques kilomètres de descente, j’entends un vélo arriver derrière. Alors que je m’attends à voir un groupe revenir, je vois passer une coureuse seule (!) qui me double (et dieu sait que pourtant rouler et descendre, ce sont quand même mes points forts). Bref, je prends sa roue et j’y resterai jusqu’à la sortie des gorges. Arrivés à Villes sur Auzon, je perd de vue mon poisson pilote au ravitaillement (j’apprendrai plus tard qu’il s’agissait de la troisième féminine). Redécollage direction Baudoin et le plat de résistance, le Ventoux ! Je commence l’ascension dans un petit groupe, et alors que je pense être sec, je me rends compte que je ne suis pas si mal comparé à mes camarades de route 🙂 Je laisse partir le groupe en prenant le temps de m’arrêter à la fontaine avant le virage de Saint-Estève et le début des hostilités, histoire de remplir les gourdes et m’arroser copieusement. Un mal pour un bien, puisque je me retrouve rapidement à redoubler mes camarades. Cela devient dur pour tout le monde, entre la pente et la chaleur, mais j’arrive à monter tranquillement en doublant du monde en permanence 🙂 Organisation au top ici encore puisque les ravitaillements sont clairement signalés à l’avance, que cela soit de simples points d’eau et des ravitaillements complets. Paradoxalement, c’est en arrivant à Chalet Raynard que les choses se compliquent … Alors que j’ai fait le plus dur en montant au train à 160BPM, une fois passé Chalet Raynard, plus de bras, plus de chocolat ! Plus rien dans les jambes, plus de jus, je me prends le « mur » en pleine face ce qui ne m’était jamais arrivé, surtout en vélo. Les derniers kilomètres jusqu’au sommet seront les plus longs et les plus durs, et c’est uniquement en danseuse, grâce au poids du corps que j’arriverai au sommet 🙁 Le graphe ci-dessous reflète bien le changement au niveau cardio (ne pas prendre en compte le capteur de puissance qui déconnait)

Grosse misère après Chalet Raynard ...

Grosse misère après Chalet Raynard …

Arrivée au sommet, je fais une rapide pause pour m’alimenter mais je préfère ne pas trop trainer dans le vent, et je redescend rapidement sur Malaucène. Dire qu’à la base j’avais prévu de redescendre attendre Catherine à Chalet Raynard pour remonter avec elle 🙁

Temps final de 5h35 pour les 130 kilomètres / 3600m de dénivelé (160k avec le retour à Vaison la Romain par Malaucène). 187e au classement général sur 638 participants (36e de ma catégorie sur 118) après été dans les 100 premiers jusqu’au pied du Ventoux :-/ Bref, je ne suis pas un grimpeur, mais je me suis promis d’y travailler !

Diplome

Diplome

Le temps de rentrer, prendre une douche, et je retourne à Malaucène en voiture pour y retrouver Michel et Catherine qui mettront respectivement 6h56 et 7h25.

Au final, super content de cette première cyclosportive éprouvante, tant par le relief que par le beau temps (présent fort heureusement), mais super bien organisée, sur un parcours magnifique. Surtout l’envie de revenir sur le Ventoux en 2017 pour voir ce que donne l’ascension seule, voire faire les 3 ascensions sur une journée, tant la montée par Sault à l’air magnifique.

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